dossier

Pour un droit à l'apprentissage de la langue du pays d'accueil

lien préambule

lien séminaire novembre 2002

lien Introduction

lien Démocratiser l'accès au français

lien Exiger la qualité pour les formations linguistiques

lien Problème de dimension européenne

lien LE FRANÇAIS, FACTEUR CLE DE L'INSERTION

lien MESURES SPECIFIQUES POUR L'INTEGRATION

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Toute forme de discrimination va à l'encontre du principe fondamental d'égalité entre les citoyens. Celle qui est la moins perceptible est liée à la maîtrise de la langue du pays d'accueil. Elle est pourtant à l'origine d'une véritable marginalisation.

habiter une langue
CIORAN philosophe roumain de langue française.
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Présentation du Séminaire de novembre 2002 par la Présidente du CNAFAL

Depuis plus d'un an maintenant un collectif s'est constitué avec pour objectif la reconnaissance d'un véritable droit à la langue du pays d'accueil. Ce collectif regroupe des femmes et des hommes issus du mouvement associatif, du mouvement syndical et politique des femmes et des hommes d'origine très diverse. Tous ont pu se rendre compte, là où ils sont, dans leurs pratiques, leurs rencontres de la situation de marginalisation voire d'exclusion totale de celles et ceux qui parlent pas la langue du pays? et tous ont donc voulu faire de la reconnaissance d'un droit à la langue du pays d'accueil une revendication essentielle.
Le séminaire organisé aujourd'hui par la FCPE ( Fédération des Parents d'Elèves des Ecoles Publiques) et le CNAFAL, avec la participation de l'UNAF et du FASILD témoigne de la conscience aiguë de ces mouvements qui travaillent au plus près des familles de l'aspect intolérable de la situation faite, dans notre pays, à ceux qui ne parlent pas notre langue.
Il doit être rapidement mis fin à cet état de fait qui ne peut générer qu'incompréhension, exclusion, souffrance, repli sur soi, résignation ou fuite dans les attitudes extrêmes bref tout ce qui fait que la République ne joue plus son rôle et que la démocratie est menacée. Personne n'oserait contester que parler la langue est la condition première d'accès au monde du travail. Ceci a été reconnu très tôt: les syndicats, les associations qui travaillent en direction des immigrés, comme par exemple les AFTI, pourront témoigner ici de cette prise de conscience très rapide et incontestée de l'entreprise et des pouvoir publics.
Bien moins nombreux sont ceux par contre qui ont mis en avant le fait que la pratique de la langue ne permettait pas seulement l'accès au travail mais tout simplement l'accès à la vie de la cité. Comment assurer les demandes administratives les plus banales, comment assurer le suivi médical de son enfant, son suivi scolaire? Comment accomplir les choses les plus simples de la vie au quotidien qui exigent que l'on puisse échanger avec les acteurs de la cité ou tout simplement ses voisins? Comment maintenir une certaine représentation de l'image parentale quand les parents doivent recourir aux bons offices de l'enfant qui lui parle la langue et se voit, ainsi, confier un pouvoir de médiateur? Ne faut il pas voir là l'origine de certaines dérives dont la remise en cause de l'autorité?
L'exclusion totale que vivent ces femmes et ces hommes, particulièrement les femmes d'ailleurs, n'empêche t'elle pas toute possibilité d'émergence d'un modèle parental auquel le jeune puisse rêver de s'identifier? Ne faut il pas voir là un élément pouvant expliquer en partie la violence de ceux dont on voudrait qu'ils intègrent une société qui exclut dramatiquement leurs parents.
Mais plus grave encore, la non pratique de la langue condamne à tout jamais l'immigré au déracinement. Quitter son pays pour des raisons économiques, politiques. Pour fuir la misère ou la guerre ou pour sauver sa vie n'a jamais été aisé. Ce déracinement, cet arrachement douloureux à la terre de ses ancêtres, à sa culture, à sa famille est une blessure qui ne cicatrise jamais. Celui qui vient chez nous pressé par la nécessité ou le désir de connaître des jours meilleurs doit pouvoir prendre pied, prendre racine dans notre société. Il doit pouvoir se sentir chez lui. Sans la pratique de la langue cela est impossible. Aujourd'hui où le Président de la République parle d'un "contrat d'intégration", dans lequel l'apprentissage de la langue est inclus, il est peut être indispensable de rappeler ce que nous nous attendons de l'intégration. L'intégration ne se décrète pas ne s'exige pas. Elle se réalise peu à peu. Elle se réalise d'autant plus que le respect de l'autre dans ses différences est le souci premier. Elle se réalise parce qu'elle est source de bien être, espace de liberté. S'intégrer ce n'est pas s'assimiler, ce n'est pas devenir une pâle copie des autres des autres. Ce n'est pas non plus se fondre dans les autres. Ce n'est pas obligatoirement non plus engager une démarche de naturalisation. C'est rester profondément soi tout en devenant autre parce qu'enrichi, ouvert à d'autres horizons. Pour que l'intégration de celles et ceux qui nous rejoignent ici soit réussie, il faut que ce pays soit accueillant, tolérant. Il faut que soit vivement rejeté toute tentative d'hégémonie, tout rêve de modèle unique. Faute de respect des différences faute de cette sympathie qui donnera à celui qui arrive le désir de mieux connaître celui qui l'accueille, de mieux comprendre et partager ses valeurs il ne peut y avoir d'intégration, pas plus qu'il ne peut y avoir d'harmonie sociale de démocratie véritable. Faute de sentiment d'appartenance au groupe il ne peut y y avoir de contrat social et donc de respect de la régle établie.
Pour partager des valeurs il faut que ces valeurs transcendent les différences, toutes les différences qu'elles soient culturelles, religieuses philosophiques. Il faut qu'elle aient un sens pour celui dont on attend qu'il les partage. Ce dont la démocratie souffre sans doute le plus aujourd'hui ce n'est pas d'absence de valeurs. Certes les valeurs universelles et incontestées voire sacrées du siècle dernier sont remises en cause, aujourd'hui mais contrairement à ce que certains racontent à l'envie, le besoin de valeurs réfèrentes est toujours très présent. C'est à la construction de ces valeurs communes, modernes parce que prenant en compte les changements, la diversité de notre société qu'il faut impérativement travailler. C'est alors que les choses pourrons prendre un sens. C'est là encore que l'immigration est une chance pour notre pays. Savoir accueillir, comprendre, donner toute leur place à ceux qui quittent leur pays pour venir vivre ici, c'est aussi être capable d'accueillir de comprendre et de donner toute leur place à ceux qui sont nés en France et qui pourtant sont exclus parce que non conformes au modèle nostalgique d'une société qui n'existe plus et fort heureusement d'ailleurs car elle était oh combien porteuse d'injustice et de discrimination. Seuls les idéologies conservatrices qui clament que tout "fout le camp" peuvent rêver d'un retour en arrière. Pour finir il convient aussi de rappeler qu'il ne peut y avoir d'intégration véritable s'il n'y a pas accès de plein droit à la citoyenneté et la liberté de l'exercer.
Participer pleinement à la vie de la cité c'est pouvoir y travailler, c'est pouvoir y exercer une activité syndicale, associative, c'est pouvoir communiquer à parité avec l'ensemble des acteurs de la société. C'est participer non seulement à la vie économique de la cité mais aussi à sa vie politique. Le droit de vote des immigrés aux élections locales doit faire partie du contrat d'intégration. Leur exclusion de cette dimension de la vie citoyenne est d'autant plus difficile à accepter que les membres de l'Union Européenne ont aujourd'hui ce droit. Y aurait il des degrés différents de droit entre qui ceux qui ont quitté leur pays.
C'est dans cette direction que nous devons œuvrer. Exigeons que soit donné à tous l'outil qui leur permettra de vivre chez nous, à savoir la langue, mais exigeons parallèlement que leur citoyenneté soit pleinement reconnue.

POUR UN DROIT A L'APPRENTISSAGE DE LA LANGUE DU PAYS D'ACCUEIL.

Dossier élaboré en collaboration avec N. BOUBAKER, Direction Formation Emploi du FASILD

Introduction

Chacun s'accorde à reconnaître l'apprentissage de la langue française comme une nécessité difficilement contournable pour tout immigré désireux de vivre normalement en France et s'y installer durablement. Qui pourrait en effet sérieusement contester que, parce que le français est la langue qui symbolise l'unité nationale par delà la diversité des territoires et des appartenances - langue mise en partage pour que trouve à se réaliser le lien social - son acquisition, garante de l'autonomie du parcours individuel et social, fait incontestablement figure de nécessité – et s'impose même comme un devoir – pour tous ceux qui ont choisi de rester sur notre territoire? Une nécessité, une obligation, un devoir, mais aucunement un droit, c'est-à-dire un égal accès théorique à l'exercice de ce droit. Nous en sommes bien éloignés.

Nouredin Boubaker

Démocratiser l'accès au français

Apprendre le français n'est assurément pas un problème pour les non francophones de milieux sociaux culturels favorisés, il en va tout autrement pour les autres. Sans aborder ni les aspects culturels, ni la question du rapport au savoir, qui caractérisent souvent les couches sociales défavorisées, l'expérience indique que les possibilités d'apprendre relèvent de l'aléatoire et dépendent fortement de l'offre de formation présente ou non au pied de la tour ou dans le village.

Un enjeu de taille à relever
Malgré l'action des bénévoles et les efforts associatifs, l'offre de qualité demeure très largement insuffisante et inaccessible. Sans sous-estimer l'importance de l'effort personnel, nous ne sommes pas loin de penser que les obstacles à l'apprentissage de la langue constituent peut-être, la première des discriminations, celle, en tous cas qui interdit la possibilité d'accéder à la citoyenneté.
Ne pas connaître la langue constitue, à l'évidence, un grave handicap qui fragilise les personnes et les maintient en situation de dépendance et de vulnérabilité. Ne pas parler la langue, ne pouvoir ni communiquer, ni comprendre, c'est être désarmé et ne pas pouvoir se défendre, c'est, d'un point de vue strictement symbolique, ne pas exister.

Il nous faut collectivement prendre conscience de ces enjeux . Il nous faut comprendre que les associations et avec elles le cortège des bénévoles qui ont porté cette question et s'y sont parfois essoufflés ont, sans doute possible, de façon certes, empirique ou dispersée, contribué à l'émergence d'un besoin vital que la bonne volonté, le dévouement, la générosité ne suffisent pas à satisfaire.
Il nous faut tirer les enseignements de ce constat et réfléchir à la démocratisation de l'accès à la langue française pour tous. Sait-on, par exemple que les femmes sont les principales victimes de rejet de leur demande de naturalisation pour défaut d'assimilation linguistique? Elles sont près de 70% dans cette situation, les femmes originaires du Maghreb sont les plus touchées (87%) alors qu'elles résident en France depuis plus de 10 ans. Quand on connaît le rôle joué par ces femmes dans les processus d'intégration, on ne peut qu'être interpellé. Cet amer constat donne la mesure des limites des dispositifs en place et doit nous inciter à les renforcer.

L'hypothèse d'un droit nouveau mérite alors d'être posée: celui d'un droit à part entière à une formation linguistique de qualité.

Nouredin Boubaker

Exiger la qualité pour les formations linguistiques

Association. L'Etat reprend la main en matière d'apprentissage du français qui doit être reconnu comme un véritable droit.
Dans les années 70, l'alphabétisation fut initiée et portée essentiellement par les courants caritatifs et militants. Au delà de la langue, il s'agissait d'exprimer une solidarité active, quelques années après la décolonisation. C'était avant tout une affaire de militants, une question politique largement influencée par l'éducation populaire. La gestion des publics était clairement différenciée. L'évolution vers la formation professionnelle continue marque une étape importante. Un autre modèle se met en place, il s'accompagne d'une restructuration du secteur et, crise oblige, d'une nette inflexion en direction de l'emploi. De nouveaux financements publics sont possibles, le caractère militant subsiste, mais il cohabite dorénavant avec des formateurs professionnels. Les années de crise accentuent la tendance, la professionnalisation est en marche, rendue nécessaire par le traitement social du chômage. Pour les populations migrantes, l'accès le plus souvent hypothétique à l'emploi l'emporte sur l'aspect purement linguistique, on assiste à une véritable désectorisation et une perte de spécificité. L'immigré disparaît derrière le bas niveau de qualification, le BNQ, comme on dit...

Des projets soumis à concurrence
De toutes les réformes engagées par le FASILD ( le fonds d'action sociale créé par le Général De Gaulle en 58) qui finance "l'Alpha" depuis 4O ans, la plus significative a été celle de 1995. Il nous semble cependant qu'un élément déterminant n'a pas suffisamment été explicité, c'est le passage d'une logique de formation exclusivement régie par l'offre à la logique de commande publique. . .Pourquoi passe-t-on de l'une à l'autre? Risquons-nous à proposer une interprétation.

Nous pensons d'abord que le passage à la commande publique marque les limites et l'essoufflement du "modèle" précédent qui reposait essentiellement sur la mobilisation du tissu associatif. L'offre de formation émanait d'abord du terrain. . .

La logique de la commande publique marque bel et bien une rupture, une inversion de tendance: dorénavant, c'est l'Etat, ce sont les pouvoirs publics qui passent commande et sélectionnent les opérateurs à l'issue d'une procédure de mise en concurrence. . .

La logique de commande publique déclenche une professionnalisation de la demande et de l'offre. La commande publique est de plus en plus exigeante, elle implique une véritable obligation de résultat. Il est alors évident que seuls les organismes performants et professionnels peuvent s'adapter, faut-il le regretter? L'optique qualitative doit être à tout prix affirmée, avec elle, l'exigence de résultat. C'est la seule façon de tirer vers le haut les formations linguistiques et d'attirer les meilleurs spécialistes.

Bien sûr, toutes les associations ne peuvent pas se reconvertir, ce n'est du reste pas souhaitable. Il en est de leur rôle comme de celui du FASILD: initier et couvrir des besoins nouveaux ou non, pour que le droit commun s'en saisisse et assume pleinement ses responsabilités...

Le temps est venu que les formations linguistiques soient reconnues comme formation professionnelle à part entière, le temps est venu aussi pour qu'un réel droit à l'apprentissage de la langue du pays d'accueil soit consacré. Nous avons tous, tant à y gagner.


Nouredin Boubaker

Problème de dimension européenne

Droit. Une charte au niveau européen entend favoriser l'enseignement de la langue nationale.

L'hypothèse du droit à l'apprentissage de la langue du pays d'accueil se trouve totalement confortée par certains travaux conduits à l'échelle européenne, confirmant ainsi que nombre de questions posées ne trouveront pas de réponses dans le seul cadre hexagonal, mais à l'échelle européenne.

La Charte Sociale Européenne (révisée en 1998), qui engage tous les pays signataires, affirme "le droit pour toute personne à des moyens appropriés de formation professionnelle". Elle précise dans son article 19 intitulé "droits des travailleurs migrants et de leurs familles à la protection et à l'assistance": "En vue d'assurer l'exercice effectif du droit des travailleurs migrants et de leurs familles à la protection et à l'assistance sur tout le territoire de toute autre Partie, les parties s'engagent:". . . alinéa 11 "à favoriser et à faciliter l'enseignement de la langue nationale de l'Etat d'accueil ou, s'il y en a plusieurs, de l'une d'entre elles, aux travailleurs migrants et aux membres de leurs familles".

La Charte Sociale conforte, après les avoir étendus, les droits dits économiques et sociaux. Et même si ces droits là ne pas encore considérés comme des droits fondamentaux au même titre que les droits civils et politiques, par exemple, il s'agit là d'une avancée notoire et d'une opportunité que nous suggérons de saisir pour faire reconnaître, à part entière, le droit à l'apprentissage de la langue.

Cette perspective n'est pas irréaliste, déjà des débats ont lieu à propos des droits sociaux définissant ceux-ci comme des "droits créances", c'est-à-dire des obligations concrètes et opposables à un Etat. Certains évoquent des droits de "l'égalité concrète".

Ce sont précisément les principes qui inspirent nos orientations en matière d'intégration. La voie juridique et européenne mérite d'être sérieusement investie. Puisse cette contribution faire avancer la réflexion dans ce sens. A un moment où la question des discriminations raciales émergent enfin, grâce à un engagement sans faille des pouvoirs publics, à ce moment précis où le FASILD s'apprête à changer de nom et se voit légitimé à soutenir explicitement la lutte contre les discriminations, il n'est pas indifférent que la question de la langue soit ainsi posée.

Nouredin Boubaker

LE FRANÇAIS, FACTEUR CLE DE L'INSERTION

ECOLE. Une mission historique d'intégration.
Le Ministre de l'Education, le 29 mai dernier, lors des journées d'étude et de réflexion sur la scolarisation des élèves nouvellement arrivés en France, a réaffirmé les grands principes de l'école républicaine:

l'école doit poursuivre sans relâche et en l'adaptant sa mission historique d'intégration des enfants arrivant en France

l'école doit tout faire pour permettre à ces jeunes une acquisition rapide et solide de la langue française

En effet, la maîtrise de la langue est la clé de l'intégration scolaire et sociale. L'accès à la connaissance de la langue d'une société d'accueil est le premier principe d'hospitalité que celle ci se doit d'offrir à l'étranger qui arrive. C'est dans cette langue dorénavant qu'il pourra pleinement accéder à sa nouvelle vie, que ses droits et ses devoirs seront désormais énoncés. Lui permettre d'être chez lui dans la langue française c'est faire le pari généreux de son devenir citoyen.

Accélérer encore plus le processus d'intégration.
Le Ministre a demandé que, dans les Académies, tout soit mis en œuvre pour ne pas dépasser un "délai raisonnable d'un mois entre la demande de scolarisation et l'arrivée de l'élève dans la classe qui lui convient. Par ailleurs, Jack LANG a souhaité également que soit effectué un bilan des dispositifs existants construits au cours des années 70: classe d'initiation dans le premier degré (CLIN), classe d'accueil dans le second degré, enseignement de langues et cultures d'origines (ELCO) et centre de formation et d'information pour la scolarisation des enfants de migrants (CEFISEM). Les classes d'initiation et d'accueil ne doivent être qu'un lieu de passage. Un sas avant l'intégration le plus rapide possible dans le cursus ordinaire.

Mobilisation de l'ensemble des acteurs sociaux
Pour remplir cette mission et être pleinement efficace, le système éducatif ne peut agir seul. C'est le sens de la convention signée entre la direction de l'enseignement scolaire et la direction de la population et des migrations du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité et le Fonds d'action sociale. Les collectivités territoriales et certains services d'état sont aussi concernés.

L'accueil des nouveaux arrivants doit également se faire dans les établissements dits d'excellence, notamment ceux qui possèdent des sections internationales.

Le Ministère a affirmé sa volonté de faire évoluer les enseignements de langues et de cultures d'origine (hors temps scolaire et sur la base du volontariat) afin de prendre en compte les attentes des familles et installé un plan progressif de transformation des cours de langues et cultures d'origine (qui a pris effet à la rentrée 2001). Enfin, les missions et le positionnement des 22 centres de formation et d'information pour la scolarisation des enfants de migrants ( CEFISEM) vont être repensés pour leur donner un nouvel élan. Le travail en réseau sera favorisé.

MESURES SPECIFIQUES POUR L'INTEGRATION

A compter de 1970, plusieurs mesures spécifiques ont été instituées pour favoriser la scolarisation des nouveaux arrivants.
Première mesure spécifique: la création des classes d'initiation ( CLIN) pour élèves non-francophones dans les premier et second degrés.

Avant même la parution en 1970 de la circulaire officialisant leur création, la première CLIN a été ouverte dès 1965 en région parisienne, à Aubervilliers.

Seconde mesure: la mise en place des enseignements de langues et cultures d'origine (ELCO) pris en charge par huit pays d'origine des immigrés dans le cadre d'accords bilatéraux avec la France.

Troisième mesure: la création, à partir de 1975, des centres de formation et d'information pour la scolarisation des enfants de migrants (CEFISEM).

Quelques chiffres: mars 2003

Depuis 2ans le rythme des arrivées est plus soutenu notamment dans les Académies d'Aix Marseille, Montpellier, Paris, Créteil, Versailles.

Actuellement, 1264 structures accueillent près de 25.000 élèves sans compter ceux qui, notamment dans le primaire intègrent directement les cursus ordinaires.

En région parisienne, le nombre des élèves a augmenté de 50% entre 1998 et 2000..